Saison 2018 – 2019

Saison 2018-2019


« Dialogue insolite »

Autour de JS Bach et GF Haendel

  • Samedi 17 novembre 2018: Neuwiller-les-Saverne, aux EUL Ethic étapes.
  • Marc Hervieux, flûte à bec.
  • Bogdan Nesterenko, accordéon de concert.

« Boismortier ou les Goûts réunis »

  • Dimanche 25 novembre 2018 à 17h: Strasbourg – Eglise protestante Saint-Pierre-le-Vieux
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Chantal Baeumler, viole de gambe
  • Jean-Sébastien Kuhnel, théorbe

Boismortier, un peu comme Telemann reste un compositeur malheureusement peu connu, peut-être sous-estimé aujourd’hui et jalousé à son époque pour une trop grande production ou pour son indépendance financière…Et pourtant Boismortier charme son auditoire par son originalité et sa liberté d’écriture. Il aime passer d’un style français, fleuri, avec ses codes au style italien, plus spontané et plus extraverti. S’inscrivant dans la mode pour le répertoire italien en France à cette époque, ce flûtiste virtuose s’écartait ainsi du goût de Versailles et donnait à la musique une autre sensibilité.

Comme celles de Couperin ou de Telemann, certaines œuvres de Joseph Bodin de Boismortier reflètent magnifiquement l’art et l’esprit des « Gôuts réunis », une synthèse réussie des styles français et italien. Dans l’intimité d’un salon bourgeois à Paris ou en province, les musiciens vous invitent à un concert où se croisent suites et sonates. On y entendra le style majestueux et les mouvements de danses rivaliser  avec l’expression des mouvements lents et la virtuosité des passages rapides. En solo ou accompagnés, la flûte, la viole ou le théorbe aux couleurs chaudes et rondes vont tour à tour soupirer se réjouir, ou suggérer l’élan amoureux.

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« L’Europe musicale d’après Jacob van Eyck »

  • Vendredi 21 décembre 2018 à 20h30: Strasbourg – Eglise protestante Saint-Pierre-le-Vieux
  • Aniella Zins, soprano
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Isabelle Feuillie, viole de gambe
  • Jean-Sébastien Kuhnel, luth, théorbe, guitare
  • Eva Valtova, orgue positif
  • Thomas Vandevenne, percussions

Le programme proposé par le Masque nous plonge dans l’univers musical de Jacob van Eyck. Cet illustre carillonneur de la cathédrale d’Utrecht laisse une prodigieuse œuvre pour son instrument, la flûte à bec. Témoin de son époque, il a collectionné plus d’une centaine de mélodies, empruntées à des auteurs célèbres comme John Dowland ou Etienne Moulinié, d’autres entendues dans les rues ou dans les tavernes, des airs à danser, des hymnes, des airs de cour français, des mélodies sur des psaumes luthériens chantés à l’église, … Devenu aveugle, ce virtuose de la flûte à bec dicte ces airs qui sont édités en 1646 dans le recueil Der Fluyten Lust-Hof, où se croisent le populaire et le savant, le profane et le sacré. C’est du haut des beffrois que Jacob van Eyck jouait ces mélodies au carillon qui rythmaient la vie quotidienne en Hollande au 17ème siècle.

Les mélodies servaient surtout de prétexte à une technique d’ornementation et d’improvisation propre à la musique instrumentale de cette époque. A partir d’une mélodie simple, van Eyck s’amusait à élaborer des variations en rythme croissant, donnant une idée du niveau d’aisance technique et de virtuosité pratiquée alors. Les musiciens nous proposent d’entendre ces mélodies au moment où leur destin croise celui de Jacob van Eyck. Le programme illustre surtout la vitalité et la mobilité de ces mélodies.

En effet, chacune d’elle recueille une infinité de sources, d’abord vocales, dont la plupart sont devenues à l’époque, en traversant l’Europe, de véritables « tubes ». Par exemple, une mélodie peut trouver son origine dans un air de cour en France, se parer d’un texte sacré en Hollande, convenir à l’écriture harmonique, idiomatique d’un luth ou d’un virginal ou être utilisé par un violon et une basse continue.

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« En France et en Italie au 18eme siècle »

  • Du 18 au 24 février 2019: Tournée au Liban, à Beyrouth, à Tripoli, à Tyr
  • Nadine Nassar, soprano
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Jan Cizmar, theorbe

« Sonates concertantes en Allemagne »

  • Dimanche 10 mars 2019 à 17h: Strasbourg – Eglise protestante Saint-Pierre-le-Vieux
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Martin Gester, clavecin

Aborder la musique de J. S. Bach de manière générale n’est jamais une aventure facile, surtout quand il s’agit de sonates écrites pour un autre instrument, en l’occurrence le traverso. Transposées dans de nouvelles tonalités, les sonates proposées déconcertent d’abord dans leur configuration en trio, proposant un dialogue continu entre la flûte et la main droite du clavier pendant que la main gauche joue la basse, imperturbable.

Ainsi, l’enchevêtrement de ces trois voix donne à ces oeuvres une grande densité, comme si la musique s’inscrivait dans le mouvement perpétuel d’un moulin… Il y a dans ces sonates pour flûte et clavecin « obigato »  une grande sérénité et à la fois une douce allégresse à l’image d’un ruisseau qui s’écoule.

Dans un style plus italien, des sonates riches de contrastes pour flûte et basse-continue de Haendel et de Telemann, à la fois tendres ou tristes  dans les mouvements lents et très virtuoses dans les mouvements rapides, rappelant l’influence du style vocal de cette époque.


« Vivaldi et Venise, confidences et secrets »

  • Dimanche 5 mai 2019 à 17h: Strasbourg – Eglise protestante Saint-Pierre-le-Vieux
  • Irène Michaelidis, comédienne
  • Aniella Zins, soprano
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Chantal Baeumler, viole de gambe ou Kevin Bourdat
  • Jean-Sébastien Kuhnel, théorbe
  • Eva Valtova, clavecin

C’est à travers les yeux d’une jeune femme que ce programme se déroule.

Elle est violoniste à l’Ospedale della Pietà, l’un des plus célèbres conservatoires venitiens qui accueillaient de jeunes orphelines déshéritées.

Ces jeunes filles recevaient une éducation musicale très poussée, dans la pratique du chant et des instruments, et offraient à leur illustre maître de chapelle et professeur de violon, Antonio Vivaldi, une source idéale pour la réalisation de ses œuvres.

Au cœur de ce concert, elle nous livre ses passions, pour la musique qui la dévore au quotidien, pour Venise et ses mystères, pour le Carnaval et ses fêtes vertigineuses, pour la lagune et ses nuits hantées par une profonde tristesse…

Entre confidences et secrets, la musique de Vivaldi résonne !

Au programme, des airs d’opéra et de cantates, des extraits de sonates et de concerti, des transcriptions pleines d’audace et d’extravagance.


« Le Cantique des cantiques »

  • 19 mai 2019: Mulhouse,  à l’église Ste Marie
  • Aniella Zins, soprano
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Chantal Baeumler, viole de gambe
  • Jean-Sebastien Kuhnel, theorbe

« Dialogue insolite »

Autour de JS Bach et GF Haendel

  • Samedi 8 juin 2019: Wissembourg,  à l’église protestante.
  • Dimanche 9 juin 2019: Mulhouse,   à l’ église Ste Marie.
  • Marc Hervieux, flûte à bec.
  • Bogdan Nesterenko, accordéon de concert.

« Belles Danses pour une Demoiselle »

Trios de Marin Marais

  • Samedi 22 juin 2019 à 20h30: Strasbourg – Eglise protestante Saint-Pierre-le-Vieux
  • Dimanche 23 juin 2019: Saverne – Palais des Rohan, salle Marie-Antoinette
  • Juillet 2019: Tchéquie, au Château de Bucovice début juillet 2019
  • Emmanuel Soulhat, danseur
  • Elyse Pasquier, danseuse
  • Marc Hervieux, flûte à bec
  • Marta Kratochvilova, traverso
  • Kevin Bourdat, viole de gambe
  • Jan Cizmar, théorbe
  • Eva Valtova, clavecin

Cela fait quelques années que « le Masque » et  « Plaisirs de musique », créé par le théorbiste et guitariste tchèque Jan Cizmar se croisent. Liés par une recherche du répertoire  de l’ Europe musicale des  17ème  et des  18ème siècles, ces deux ensembles  aiment  associer à la musique d’autres formes d’expression, la poésie, le théâtre, la danse. Après plusieurs rencontres autour de programmes consacrés  à Telemann, à  la musique de l’ Empereur Léopold sortie de la Bibliothèque du Château de Cromeriz, aux sonates en trio de G. Sammartini , les musiciens tchèques et français s’associent pour faire voir et entendre les Pièces en trio de Marin Marais, chorégraphiés par le danseur Emanuel Soulhat. Ces sarabandes, menuets rigaudons et autres passacailles étaient sûrement composées  pour accompagner la danse à la fin du 17ème siècle dans les salons de Versailles. C’est  dans dans cet esprit que les flûtes, la viole le théorbe et le clavecin vont trouver les couleurs et les caractères pour sentir et inspirer les pas et mouvements des deux danseurs, Emanuel  Soulhat et Elyse Pasquier. De la musique, de la danse, mais ce sera aussi l’occasion de démasquer et découvrir  la mystérieuse Mademoiselle  Roland, à qui Marin Marais adresse ses Trios.